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Lorsqu’on regarde une photo de classe, notre premier réflexe est de chercher où l’on se trouve. C’est la même chose lorsqu’on parcourt une liste de profils de personnalité : notre première pensée est d’essayer de deviner quel peut être le nôtre.

Ce jeu naturel est parsemé de pièges : on peut se tromper d’évaluation; on peut vouloir paraître, donner une image de soi qui porte un masque; enfin on peut facilement être trompé, de bonne foi, par des biais cognitifs comme l’effet Barnum. Si je vous dis, à propos de vous : « Vous êtes une personne qui est le plus souvent à l’heure, mais il vous arrive parfois d’être en retard. » Il est probable que vous pensiez que cela s’applique à vous, et à vous seul, et que j’ai un don d’observation affûté. En réalité, j’ai dit une phrase banale qui peut être interprétée de multiples façons, vous avez naturellement choisi quelle proportion de rendez-vous à l’heure et en retard vous correspond. Je vous ai berné grâce à cet artifice de charlatan.

Il arrive que l’on se berne nous-mêmes. Si je réponds à un test de personnalité en environnement professionnel, et qu’on me pose la question : « Votre bureau est-il bien rangé? », je vais répondre oui. J’ai des piles différentes un peu partout sur mon bureau, et quelqu’un qui travaille « à bureau vide, esprit clair » penserait probablement : « quel bazar! ». Pourtant, je sais où chaque élément se trouve, et je suis organisé efficacement ainsi. Dans l’autre sens, je pourrais penser à son sujet « à bureau vide, esprit vide », est-ce que sa créativité ne souffre pas de sa rigidité d’organisation? Nous avons tous des préférences; mais parfois le contexte social nous amène à les masquer volontairement : c’est un autre biais cognitif qui fausse notre évaluation de la personnalité.

Depuis que Carl Gustav Jung a explicité, à partir de son expérience clinique à travers le monde, que nous utilisons tous huit fonctions orientées dans un certain ordre, avec une certaine importance relative, les héritiers des Profils Psychologiques ont cherché des méthodes pour évaluer le type de quelqu’un.

Katherine Myers et Isabel Briggs ont inventé un questionnaire qui a eu du succès depuis les années 1970 – cinquante ans après la théorie de Jung – et qui est encore très utilisé aujourd’hui. Le problème de ce questionnaire est que l’évaluation des huit lettres – I ou E, N ou S, T ou F, J ou P – n’est pas la bonne manière de raisonner sur les fonctions de Jung. Une fonction de Jung, si je la traduis avec les lettres de Myers-Briggs, serait en fait la combinaison de deux lettres. La première lettre concerne la fonction (une lettre parmi N, S, T ou F), la seconde lettre concerne l’orientation énergétique (une lettre parmi J ou P). Quatre lettres, deux orientations, pour décrire huit fonctions de Jung : SP (Myers-Briggs) correspond à Se (Jung), SJ à Si, NP à Ne, NJ à Ni, FP à Fi, FJ à Fe, TP à Ti, TJ à Te. L’indicateur MBTI (par exemple, INTP) m’indique que la fonction NP (Ne) et la fonction TP (Ti) sont les deux fonctions que j’utilise le mieux et le plus fréquemment parmi les huit.

Supposons qu’un questionnaire MBTI se trompe sur une lettre. En se trompant sur I et E, l’erreur est mineure car seul l’ordre des deux fonctions est inversé. En se trompant sur N et S, ou sur T ou F, vous aurez une fonction préférée juste et une fonction préférée erronée. S’il se trompe sur T ou J, vos deux fonctions préférées seront mal diagnostiquées.

Smart Moves vous explique avec précision le fonctionnement du principe de préférence, ce qui vous est le plus naturel, le plus facile. Par la lecture, par l’observation, par des indices d’auto-tests, vous pouvez avoir une première ébauche de votre type. Le typage réel vous est proposé par des tests physiques qui révèlent la signature dans votre corps de votre usage des fonctions de Jung. Ce typage est issu du monde du sport : c’est la méthodologie ActionTypes®, utilisée depuis le milieu des années 1990 et décrite par Bertrand Théraulaz et Ralph Hippolyte.

A bientôt pour découvrir ensemble votre profil!